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Monumentales Strade Bianche


Temps de lecture : 3 minutes

Pourquoi les Strade Bianche est l’une des plus belles courses de l’année au point que l’on parle de 6 ème monument ? Début de réponse.

Un parcours atypique

Les Strade Bianche, les routes blanches en italien, s’appellent ainsi parce qu’environ un quart du parcours emprunte les « sterrati », ces chemins blancs qui parcourent les magnifiques collines Toscanes et lui donnent son caractère antique.

Usants pour les coureurs, ces chemins de terre ont fait la légende de cette course par leurs montées courtes mais très raides. Les descentes sur gravillons ne permettent pas aux coureurs de se reposer et font que la course ne compte pas de temps morts. Par temps sec, une épaisse poussière blanche se soulève au passage du peloton.

Et c’est encore pire les jours de pluie: le sol se transforme alors en terre glaise et recouvre presque intégralement les coureurs d’une épaisse couche d’argile.

Un hommage au passé

Ces chemins non-goudronnés nous rappellent le cyclisme d’antan. Comme au siècle dernier l’assistance matérielle est rendue très compliquée par l’étroitesse des sentiers. Les attaques sont également portées de très loin, chose devenue rarissime dans un cyclisme moderne ou tout se joue dans les derniers kilomètres.

Cet hommage aux forçats de la route se manifeste d’ailleurs tous les premiers dimanche d’octobre, depuis 1997. Des milliers de passionnés se retrouvent à Gaiole in Chianti afin de parcourir ensemble les magnifiques routes blanches de la Toscane. L’Eroica porte bien son nom, car si la manifestation est ouverte à tous, un diplôme récompense les cyclistes y participant avec une bicyclette d’époque !

Un plateau de qualité

Première classique du calendrier pour de nombreux coureurs, les Strade Bianche est un bon moyen pour ces derniers de se tester au moment de la reprise. Par conséquent et parce que c’est un objectif convoité par toutes les équipes, le plateau est systématiquement d’une grande qualité.

« Les Strade Bianche est une des plus belles courses de la saison »

Greg Van Avermaet

Une arrivée monumentale

Le dénouement de la course prend place à Sienne, incarnation de la ville médiévale. La cité rivale de Florence est faite de pierres et entourée de hauts murs. Elle est d’ailleurs inscrite au patrimoine mondial de l’UNESCO. Une ultime difficulté attend les coureurs : la terrible montée de Santa Caterina.

La Via Santa Caterina et ses pourcentages monstrueux poussent Van Aert à la chute en 2018

Les coureurs franchissent la ligne d’arrivée sur la Piazza Del Campo. Véritable cœur de la ville et certainement l’une des plus belles places au monde. Noire de monde comme le jour du Palio, la place en forme de coquille Saint Jacques est bordée d’édifices imposants à la mesure de ce que viennent d’accomplir les coureurs.

Alaphilippe s’impose devant Jacob Fuglsang en 2019

« Combien de courses se terminent dans un endroit comme ça ? Quand tu finis, tu es épuisé mais heureux ».

Vincenzo Nibali

Les Strade Bianche, un monument du cyclisme ?

Les Strade Bianche réunissent des qualités que l’on retrouve dans les 5 monuments du cyclisme : plébiscite des plus grands coureurs de la planète et parcours atypique. Mais, outre la longueur du tracé (184 km) très éloignée des standards de ces cinq courses mythiques (minimum 250 km), son défaut majeur est que l’on ne naît pas monument, on le devient. Les Strade Bianche sont une course très jeune, à peine 14 années d’existence ! Quand on sait que la première édition de Liège-Bastogne-Liège date de 1892, on comprend pourquoi on l’a surnomme « La Doyenne ».

Quoi qu’il en soit, cette course est déjà un rendez-vous incontournable du calendrier des classiques. Sans être un monument pour autant, elle est unique jusque dans son statut.

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